Une députée bruxelloise, apprenant les conditions de précarité dans lesquelles vivent un Bruxellois sur 3, a décidé de tenter une expérience : vivre pendant une semaine avec 60€. Avant de tenter l'expérience, elle savait que ce serait difficile mais ne se rendait pas compte à quel point. Il y a bien sûr les dépenses imprévues : par exemple, si vous tombez malade. Quand vous avez 60€ pour la semaine, sachant qu'une visite chez le médecin peut rapidement couter 25€, vous aurez tendance à acheter une boîte d'anti-douleurs et à faire l'impasse sur le docteur si ce n'est pas absolument essentiel.

De plus, toute la vie au quotidien devient beaucoup plus compliquée : c'est une quête (= une recherche) de tous les instants pour trouver les meilleurs plans afin de se nourrir au plus bas coût. La députée constate rapidement qu'il est impossible de se nourrir de fruits et légumes frais avec ce budget et que les conserves, qui contiennent nettement moins de vitamines, etc., sont plus accessibles. Elle va résoudre ce problème en ne se nourrissant que de lasagnes durant cette semaine.

L'autre élément que la femme politique n'avait pas forcément anticipé est l'isolement social dans lequel on est contraint de vivre. Cela veut dire qu'on n'a pas d'argent pour aller au cinéma, ni prendre un verre, manger une glace, etc., avec des amis. Résultats : on se retrouve seul chez soi.

Nous prenons conscience du fait que son expérience est faussée pour plusieurs raisons : elle ne dure qu'une semaine, elle peut postposer les achats imprévus, retourner chez le médecin après si elle a un souci de santé, elle bénéficie d'un grand appartement bien chauffé et bien équipé dans lequel se réfugier et son isolement de ses amis ne dure qu'une semaine.

 

Une députée bruxelloise a vécu avec 60 euros pendant une semaine

Un Bruxellois sur trois doit vivre avec un maximum de 60 euros par semaine. Pour savoir ce que cela signifie, Hannelore Goeman (sp.a) a relevé le défi de Welzijnszorg en faisant la même chose. Avec ces 60 euros, elle a dû, non seulement, payer sa...

http://www.vivreici.be

 

Une autre femme politique avait d'ailleurs tenté il y a quelques années une expérience similaire, plus drastique, sur un plus long terme (un mois): vivre avec 180€ pour un mois en faisant mettre sous clés une partie du contenu de ses armoires de cuisine, en remettant ses cartes de banque, en diminuant à 14 degrès le chauffage de son appartement, etc. Elle s'était fait aider en cela par une ancienne SDF.

 

Vivre avec 180 € par mois

Un point de vue échangé avec un collègue de travail vous divise et vous voulez à tout prix avoir raison. Vous profitez d'une belle opportunité professionnelle. Vous ne vous faites pas prier pour prendre des responsabilités. Vous êtes dans une période favorable au développement de vos affaires, de vos activités.

http://www.dhnet.be

Si ces expériences ne changent rien aux conditions dans lesquelles vivent un Bruxellois sur 3, elles ont le méritent de nous faire prendre conscience du quotidien de certains et nous aident à comprendre qu'il est parfois difficile de s'en sortir si vous passez déjà la majeure partie de votre temps à courir après les plans les moins chers !